Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 15:35

Pour une raison qui m'échappe, je ne peux centrer le titre de ce poème : Aprement.
Je ne le trouve pas très beau, en soi, mais très évocateur, et, par cela même, émouvant. Je connais des gens de cette sorte. Et vous?
L'auteur de ce poème est Emile Verhaeren.

Le jour
Ils se croisaient dans leur étable et dans leur cour,
Leurs durs regards obstinément fixés à terre ;
Et tous les deux, ils s'acharnaient à soigner mieux,
Elle, ses porcs, et lui, ses boeufs,
Depuis qu'ils se boudaient, rogues et solitaires.

Ils s'épiaient du coin de l'oeil, dans leur enclos,
Avec l'espoir secret de se surprendre en faute.
Mais elle était toujours de corps ferme et dispos
Et lui travaillait dur et tenait la main haute
Sur la grange et le champ.

Ils se mouvaient, pareils à deux blocs de silence,
Faits de sourde rancune et d'âpre violence :
Aux trois repas, ils attablaient, farouchement,
Face à face, leur double entêtement.
Ils gloutonnaient, à bouche pleine,
Leur pain compact
Réglant leurs coups de dents sur le tic tac exact
De l'horloge de chêne ;

Quand leur bru s'en venait, le dimanche, les voir,
L'un disait, à voix haute, pesante et lente,
Ce que l'autre devait savoir
Pour les achats et pour les ventes,
Et l'accord se faisait, sur la somme, sans plus.
- Oh ! qu'ils étaient ardents et résolus
A tordre d'un gain minime
Le plus humble centime ! -

La nuit,
Dos à dos, ils s'étendaient dans leur vieux lit,
Chacun guettant l'aurore
Pour être seul à travailler
Dans le fournil ou le grenier,
Quand l'autre s'oubliait à reposer encore.

Ainsi
Leur bien grandit,
Grâce à leur âcre et morne souci
D'être toujours sans défaillance et sans merci,
Et de vivre, durant des mois et des années,
A mâchoire fermée.
Le jour
Ils se croisaient dans leur étable et dans leur cour,
Leurs durs regards obstinément fixés à terre ;
Et tous les deux, ils s'acharnaient à soigner mieux,
Elle, ses porcs, et lui, ses boeufs,
Depuis qu'ils se boudaient, rogues et solitaires.

Ils s'épiaient du coin de l'oeil, dans leur enclos,
Avec l'espoir secret de se surprendre en faute.
Mais elle était toujours de corps ferme et dispos
Et lui travaillait dur et tenait la main haute
Sur la grange et le champ.

Ils se mouvaient, pareils à deux blocs de silence,
Faits de sourde rancune et d'âpre violence :
Aux trois repas, ils attablaient, farouchement,
Face à face, leur double entêtement.
Ils gloutonnaient, à bouche pleine,
Leur pain compact
Réglant leurs coups de dents sur le tic tac exact
De l'horloge de chêne ;

Quand leur bru s'en venait, le dimanche, les voir,
L'un disait, à voix haute, pesante et lente,
Ce que l'autre devait savoir
Pour les achats et pour les ventes,
Et l'accord se faisait, sur la somme, sans plus.
- Oh ! qu'ils étaient ardents et résolus
A tordre d'un gain minime
Le plus humble centime ! -

La nuit,
Dos à dos, ils s'étendaient dans leur vieux lit,
Chacun guettant l'aurore
Pour être seul à travailler
Dans le fournil ou le grenier,
Quand l'autre s'oubliait à reposer encore.

Ainsi
Leur bien grandit,
Grâce à leur âcre et morne souci
D'être toujours sans défaillance et sans merci,
Et de vivre, durant des mois et des années,
A mâchoire fermée.
Le jour
Ils se croisaient dans leur étable et dans leur cour,
Leurs durs regards obstinément fixés à terre ;
Et tous les deux, ils s'acharnaient à soigner mieux,
Elle, ses porcs, et lui, ses boeufs,
Depuis qu'ils se boudaient, rogues et solitaires.

Ils s'épiaient du coin de l'oeil, dans leur enclos,
Avec l'espoir secret de se surprendre en faute.
Mais elle était toujours de corps ferme et dispos
Et lui travaillait dur et tenait la main haute
Sur la grange et le champ.

Ils se mouvaient, pareils à deux blocs de silence,
Faits de sourde rancune et d'âpre violence :
Aux trois repas, ils attablaient, farouchement,
Face à face, leur double entêtement.
Ils gloutonnaient, à bouche pleine,
Leur pain compact
Réglant leurs coups de dents sur le tic tac exact
De l'horloge de chêne ;

Quand leur bru s'en venait, le dimanche, les voir,
L'un disait, à voix haute, pesante et lente,
Ce que l'autre devait savoir
Pour les achats et pour les ventes,
Et l'accord se faisait, sur la somme, sans plus.
- Oh ! qu'ils étaient ardents et résolus
A tordre d'un gain minime
Le plus humble centime ! -

La nuit,
Dos à dos, ils s'étendaient dans leur vieux lit,
Chacun guettant l'aurore
Pour être seul à travailler
Dans le fournil ou le grenier,
Quand l'autre s'oubliait à reposer encore.

Ainsi
Leur bien grandit,
Grâce à leur âcre et morne souci
D'être toujours sans défaillance et sans merci,
Et de vivre, durant des mois et des années,
A mâchoire fermée.

 

Par lili - Publié dans : poésie
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 16:09
La courgette, comme la tomate, n'aurait jamais pénétré en Eirope sans la découverte des Amériques.
Au Paléolithique et au Néolithique, en Amérique Centrale, des courges sauvages sont tout d'abord utilisées par les cueilleurs, puis cultivés tant bien que mal, pour leur chair comme pour servir de récipient. Lorsque les conquérants espagnols arrivent, la culture de la courge est pratiquée sur tout le continent américain. Ils en décrivent toutes les variétés et les ramènent en Europe, pour les jardins botaniques, où, comme tous les fruits et légumes du Nouveau Monde, on les cultive avec curiosité.
Elle se répand ensuite en Afrique et en Asie, où sa facilité de culture en fait unlégume populaire, symbole de fécondité.
Ce sont les Italiens qui consomment surtout la courgette que nous connaissons, et son utilisation se répand dans le sud de la France. C'est à la fin du 19ème siècle que la courgette arrive à paris, probablement à cause du développement des transport qui facilite son acheminenment.
Dans les années 30, apparaît le mot "courgette", en lieu et place de son ancienne dénomination "courge d'Italie".

Par lili - Publié dans : Les légumes ont une histoire
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 16:41

La tomate est une plante banale, que nous consommons régulièrement sans nous poser de questions.

Mais derrière cette apparente bonhomie se cache une aventurière.

La tomate a été découverte par les Conquistador. C’est à l’origine une plante de la région de Veracruz au Mexique plutôt petite qui donne une fruit de couleur jaune (un peu comme les tomates cerise, sauf la couleur). Les indigènes l’appellent « "tomalt" ou "tomalti", ce qui provient d'un mot aztèque "zitomate".

Cette petite plante arrive donc en Espagne où des monastères de Séville la cultivent, comme d’autres plantes du Nouveau Monde, par curiosité, puis en Italie, car les familles régnantes espagnoles et italiennes sont apparentées, et les communications sont nombreuses. La plante est d’abord considérée comme médicinale, et même dangereuse : elle appartient à la famille des Solénacées, comme la belladone. Elle prend le nom, en italien, de  « pmodoro », Pomme d’Or, à cause de sa couleur.Un botaniste italien, Matthioli, contribue à sa mauvaise réputation en la classant dans les plantes toxiques. Elle ne se répand donc que très lentement en Europe jusqu’à la fin du 18 ème siècle.

Mais la tomate continue sa route vers l’est, en à la fin du 17ème siècle elle arrive en Chine, côté Pacifique, puis revient en Amérique avec les émigrants. La tomate a donc fait le tour du monde.

Au 18ème siècle on la trouve en France, surtout dans le sud, où elle commence à être citée dans les livres de cuisines. Elle monte à Paris avec des révolutionnaires marseillais,les volontaires pour qui Lecomte de Lisle composa le chant de guerre de l’armée du Rhin, la future Marseillaise ?Entre temps, les botanistes ont cultivé différentes variétés de tomates et c’est la rouge qui est devenue la plus communément utlisée.

Aujourd'hui, la tomate est le légume-fruit le plus consommé au monde. Les Etats-Unis ou la Chine (j'ai trouvé les deux informations, je ne sais laquelle est juste) sont les plus gros producteurs.

Par lili - Publié dans : Les légumes ont une histoire
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 14:28
Bienvenue !!!
Je veux créer ici un espace sympa et convivial pour parler d'un peu de tout ce qui me plaît et m'intéresse.
Bien sûr, je fais cela avec vous !!! je veux échanger et savoir si ce que je fais vous intéresse, vous amuse ou vous plaît.
L'aspect de ce blog va peut-être beaucoup changer au fil des jours, car je n'y connais rien, mais j'ai l'intentionde m'y mettre et de tout améliorer au fur et à mesure!!!
Par lili
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